Un rouge-gorge m'a tenu compagnie toute la journée, mardi, dans le bois. Par moments j'étais surpris qu'il vienne si près, dans les trois quatre mètres, même quand j'avais des activités pas du tout discrètes, comme faire du feu ou scier des branches. Un compagnon correct, avec ses petits yeux ronds sérieux. Il y en a aussi un dans le jardin, ici. D'une certaine façon, c'est le même.
Je suis allé faire mon marché à Brioux, hier matin. Sur la route d'Aulnay, j'ai vu trois chouettes, bousillées par des voitures. Je tournais à la Villedieu. Au retour, en arrivant près de La Croix, j'ai aperçu un ragondin dans un fossé. C'est nouveau, ici. Le Brésil nous gagne.
Hier soir, en vidant le fond d'un seau d'eau du jardin dans l'évier de la cuisine, je trouve encore un triton. Il restait immobile affalé sur la grille d'évacuation, peut-être mort. Je me suis dit que je reviendrais voir un moment après et je l'ai oublié pendant deux heures. En allant préparer de l'eau pour un café (je suis comme ma grand-mère, je prends un café pour faire passer mon somnifère), je l'ai trouvé qui avait réussi à grimper sur le bord de l'évier. Il était donc bien vivant, et capable d'escalader une paroi lisse de presque 20 centimètres. Il ne bougeait plus, je lui faisais peur, sa petite gorge battait. Je l'ai mis dans une boîte en plastique et je suis allé le relâcher dans le jardin.
Tout à l'heure, à l'apéro, Véro m'a dit qu'elle a surpris une effraie qui s'était installée dans son chai. Elle s'étonnait que ses chats aient l'air pas tranquilles, c'est qu'ils avaient repéré la présence de la grosse bête dans la maison.
Quant à Foxie, elle est grasse comme une loutre. Je ne suis pas sûr de qui la nourrit quand je ne suis pas là, mais elle ne fait pas pas pitié, c'est toujours ça.