Animaux remarqués pendant les six premiers mois de 2006.

(Je voulais faire cette liste pendant un an et puis j'ai laissé tomber en cours de route. Je livre en l'état le fichier retrouvé en rangeant)

* Dimanche 1er janvier. A Fournel. Au petit déjeuner tardif, Bernard me demande quel est l’oiseau posé devant la fenêtre de sa terrasse. C’est une sittelle. Un peu plus tard, même question de Dany, pour la même sittelle.
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Le même jour, chez les voisins britanniques de B, dont il surveille les biens en leur absence, une petite chèvre est morte. B la charge dans une brouette et va la déposer dans un coin isolé, loin de l’enclos.
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Mardi 10 janvier. Arrivé en haut de l’escalier, je m’aperçois qu’une bergeronnette est emprisonnée dans ce hall de la fac. Je redescends ouvrir en grand les portes vitrées. Un balayeur et une balayeuse m’approuvent et vont jusqu’à me remercier.
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Lundi 16 janvier. Coup de printemps, dans Talence et sur le campus, soudain ce matin, des pépiements de mésanges.
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Samedi 28 janvier. En allant au salon des antiquaires, dans le quartier du Lac, D me fait remarquer deux oiseaux sur un terre-plein. Je reconnais à leur bande rousse devant l’aile que c’est une espèce particulière de grives. Vérification faite, des grives mauvis. Je n’en avais jamais vu que dans les livres.
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Dimanche 29 janvier. A Talence, en fin de matinée, pendant que je glande devant une porte-fenêtre, un gros-bec se pose quelques secondes sur une branche et disparaît. Je n’en avais pas vu depuis des années.
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Samedi 18 février. Quittant La Croix en voiture avec Patrick pour aller faire des courses, nous voyons un immense vol d’oiseaux au-dessus des champs. Je me demande si ce ne sont pas des vanneaux. Au retour, je vois bien que c’en est.
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Mercredi 15 mars. Dans mon bois de Sansou. Tout d’un coup je m’aperçois qu’un chevreuil est en train de brouter, à vingt mètres de la cabane. Au moment où je le dis à ma mère, il m’entend et s’enfuit. Dans l’après-midi, un vol de grue tourne en désordre, haut dans le ciel, comme hésitant sur la direction.
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Avril. En exil à La Croix, je constate une prolifération de gendarmes, dans les coins pierreux du jardin. Au téléphone, D me dit qu’il en va de même à Talence.
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Dimanche 16 avril, à Sansou. Un écureuil me réveille de la sieste en faisant du bruit sur le toit en tôle de la cabane. Il entre par la lucarne et ne s’aperçoit de ma présence que quand je me mets à bouger.
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Lundi 17 avril. Je remarque le petit tambourinement au bord du ruisseau et je repère un trou neuf dans le tronc d’un aulne mort. Un pic semble creuser. En m’approchant je trouve en effet à l’aplomb le sol jonché de copeaux sur plusieurs mètres carrés.
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Samedi 6 mai. En roulant aux alentours de La Croix je vois deux fois distinctement un couple d’oedicnèmes passer en volant. Jusqu’alors je n’avais fait que les entendre, ou rarement les apercevoir mais très mal.
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Mai, à Sansou. Du trou, où j’entendais tambouriner, sortent maintenant des cris de petits. Je vais me poster un moment, à une quinzaine de mètres. Deux fois les pics épeiches adultes viennent s’approcher du nid, mais repartent, sans doute parce qu’ils me sentent, et je laisse tomber.
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Vendredi 26 mai, à La Croix. Dans l’après-midi une hirondelle entre dans la salle à manger et en ressort aussitôt. Un peu plus tard une autre, ou la même de nouveau.
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Lundi 12 juin. En début de soirée, je remarque un poussin de pie (une piette?) posé dans l’herbe à un mètre du bassin. Le corps est plus petit que celui d’une adulte mais le bec et les pattes déjà grands paraissent démesurés. La bestiole demeure silencieuse même à mon approche. Les jacassements bruyants des derniers jours sont sans doute ceux des parents.
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Jeudi 22 juin. En arrachant de l’herbe je trouve une petite mandibule terreuse de rongeur. La dureté et le tranchant de l’incisive minuscule me surprennent, et la couleur orange comme celle des grands ragondins. D’après mon guide des crânes de mammifères, ce serait celui d’un rat.
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Fin juin. Un lézard, trouvé mort. Je le jette au compost, il tombe sur le dos, son ventre blanc en l’air. Un ou deux jours plus tard, je remarque que le blanc a viré au bleu clair métallique.
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Mercredi 5 juillet. Une courtilière, noyée dans le bassin.